Categories Menu

Qu’est-ce que l’AMORC ?

Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix

Symbole : Croix dorée ayant une rose rouge en son centre, la croix représentant le corps de l’homme et la rose symbolisant son âme en évolution.

Nature : Mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial, non religieux, apolitique, ouvert aux hommes et aux femmes, sans distinction de race, de religion ou de position sociale (définition figurant dans le Quid ).

Devise : « La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance ».

But : Perpétuer les enseignements philosophiques que les Rose-Croix se sont transmis à travers les siècles, ces enseignements se rapportant aux mystères de l’univers, de la nature et de l’homme lui-même.

Statuts : Association à but non lucratif (loi de 1901).

Nombre de membres : Environ 25 000 dans la juridiction française (France, Suisse, Belgique, Québec, Départements et Territoires d’Outre-Mer, Afrique francophone). Environ 250 000 dans le monde.

Origine traditionnelle : La Tradition rosicrucienne remonte aux Écoles de Mystères de l’ancienne Égypte, durant la XVIIIe dynastie, vers 1500 avant l’ère chrétienne. Dans ces Écoles, dont l’existence est désormais reconnue par la plupart des historiens et des égyptologues, des Initiés se réunissaient pour étudier les mystères de la Création, d’où le mot « mysticisme ». Avec le temps, cette étude donna naissance à une gnose qui s’est transmise ensuite dans la Grèce antique, l’Empire romain, l’Europe du Moyen-âge, pour être recueillie finalement par les Rose-Croix du XVIIe siècle.

Origine historique : Sur le plan purement historique, c’est en 1623 que les Rose-Croix sortirent de leur anonymat et se firent connaître au public par une affiche placardée dans les rues de Paris : « Nous, Députés du Collège principal de la Rose-Croix, faisons séjour visible et invisible dans cette ville… ». Quelques années auparavant, ils avaient publié trois Manifestes destinés aux penseurs de l’époque : la Fama Fraternitatis (1614), la Confession Fraternitatis (1615) et les Noces chymiques de Christian Rosenkreutz (1616). En mars 2001, l’A.M.O.R.C. publia un quatrième Manifeste : la Positio Fraternitatis Rosae Crucis. Au XVIIIe siècle, il existait un lien étroit entre la Rose-Croix et la Franc-Maçonnerie, mais ces deux organisations sont désormais totalement indépendantes. Depuis le début du XXe siècle, l’A.M.O.R.C. parraine l’Ordre Martiniste Traditionnel, mouvement philosophique remontant à Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803).

Résurgence : En 1909, Harvey Spencer Lewis (1883-1939), ésotériste américain qui s’intéressait depuis des années au Rosicrucianisme, se rendit à Toulouse pour rencontrer les Rose-Croix de France, où l’Ordre était pratiquement en sommeil. Ils l’initièrent et lui confièrent pour mission de le réactiver aux États-Unis, afin de pouvoir le réintroduire en Europe lorsque les circonstances seraient plus favorables (le spectre de la Première Guerre mondiale se profilait déjà). H. Spencer Lewis s’acquitta de cette mission et donna à l’Ordre le nom d’Antiquus Mysticusque Ordo Rosae Crucis (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix), afin de mettre en évidence ses origines historiques et traditionnelles. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’A.M.O.R.C. rayonna progressivement dans le monde entier.

Structure actuelle : L’A.M.O.R.C. s’étend actuellement à l’ensemble du monde. Il comprend 17 juridictions, chacune couvrant par delà les frontières tous les pays de même langue. Il existe ainsi une juridiction de langue allemande, anglaise, espagnole, française, grecque, italienne, japonaise, russe, scandinave, etc. Le siège de chaque juridiction, désigné traditionnellement sous le nom de « Grande Loge », est dirigé par un Grand Maître élu pour un mandat de cinq ans renouvelable. Dans son ensemble, l’Ordre est dirigé par un Conseil Suprême qui se compose des Grands Maîtres de toutes les juridictions et qui est placé sous la présidence de l’Imperator, lequel est élu également pour un mandat de cinq ans renouvelable (le terme « Imperator », qui était déjà employé au XVIIIe siècle, provient de l’expression latine Imperare sibi, qui signifie « Maître de soi »).

Juridiction francophone : C’est juste après la Deuxième Guerre mondiale que l’A.M.O.R.C. pu s’établir sur le continent européen et mettre ses enseignements à la disposition de tous les chercheurs susceptibles d’être intéressés. En France, l’Ordre existait déjà à l’état embryonnaire depuis 1931, mais c’est le 19 juin 1948 qu’il commença son cycle actuel, sous la responsabilité de Jeanne Guesdon (1884-1956). Dans les années qui suivirent, il rayonna dans les pays francophones limitrophes, c’est-à-dire en Belgique et en Suisse. Puis il s’étendit au Québec, aux D.O.M.-T.O.M. et à l’Afrique francophone, où il contribua et contribue encore à lutter contre la superstition et les divisions ethniques. De nos jours, la juridiction française est l’une des plus importantes du monde. Elle est dirigée par un Grand Maître pour les questions philosophiques et par un Conseil d’Administration formé de cinq membres pour les questions administratives. Tous sont élus dans leurs fonctions respectives.

Enseignements : Jusqu’en 1909, les enseignements rosicruciens n’étaient transmis que de bouche à oreille, dans des lieux tenus secrets. C’est pourquoi l’Ordre était considéré autrefois comme une société secrète. Depuis, ils ont été mis par écrit et se présentent sous la forme de monographies adressées chaque mois à tous les membres. Ils s’échelonnent sur douze degrés, chacun d’eux étant consacré à l’étude de thèmes philosophiques ou mystiques majeurs : la nature du Divin, l’origine de l’univers, la structure de la matière, les concepts de temps et d’espace, les lois de la vie, le but de l’évolution, l’âme humaine et ses attributs, les phases de la conscience, les phénomènes psychiques, les mystères de la mort, de l’après-vie et de la réincarnation, le symbolisme traditionnel…. Il comporte également nombre d’expériences consacrées à l’apprentissage de techniques fondamentales en matière de mysticisme : relaxation, concentration, méditation, création mentale, alchimie spirituelle…

Réunions fraternelles : Parallèlement aux enseignements écrits qu’ils étudient chez eux, les Rosicruciens qui le souhaitent peuvent se réunir dans des Loges et mener des travaux collectifs. Le but de ces réunions est de permettre à chacun d’échanger librement sur des sujets culturels et philosophiques. C’est aussi dans ces lieux que sont transmises les initiations rosicruciennes, lesquelles ne sont pas obligatoires mais conseillées en raison de leur intérêt spirituel. Précisons également que l’A.M.O.R.C. tient régulièrement des conventions, au cours desquelles ses membres peuvent se retrouver sur un plan régional, national ou international. Quelle qu’en soit l’ampleur, toutes servent de cadre à des activités mystiques et fraternelles.

Université Rose-Croix Internationale : Soucieux de contribuer à la culture contemporaine, l’A.M.O.R.C. parraine une Université interne, connue sous le nom d’Université Rose-Croix Internationale. Formée essentiellement de Rosicruciens spécialisés dans un domaine particulier du savoir, cette Université se consacre à des recherches effectuées dans des branches aussi diverses que l’art, l’astronomie, l’écologie, l’égyptologie, l’informatique, la médecine, la musique, la psychologie, les sciences physiques, les traditions ésotériques du passé… En règle générale, le résultat de ces recherches est communiqué uniquement aux membres de l’Ordre, mais l’U.R.C.I. tient également des conférences, des séminaires et des congrès ouverts au public. Elle publie aussi des livres accessibles à tous, dont certains sont devenus des références.

Personnages célèbres : Dans les siècles passés, des personnages célèbres ont été membres de l’Ordre de la Rose-Croix ou en contact avec lui. Parmi eux : Paracelse (1493-1541), Francis Bacon (1561-1626), Michael Maier (1568-1622), Robert Fludd (1574-1637), Jacob Boehme (1575-1624), Comenius (1592-1670), René Descartes (1596-1650), Elias Ashmole (1617-1692), Baruch Spinoza (1632-1677), Isaac Newton (1642-1727), Wilhelm Leibniz (1646-1716), Benjamin Franklin (1706-1790), le comte de Saint-Germain (1696(?)-1784), Cagliostro (1743-1795), Michel Faraday (1791-1867), Joséphin Péladan (1858-1918), Claude Debussy (1862-1918), Marie Corelli (1864-1924), Papus (1865-1916), Érik Satie (1866-1925), François Jollivet-Castelot (1868-1937), Nicolas Roerich (1874-1947), Édith Piaf (1915-1963), etc. De nos jours, l’A.M.O.R.C. compte toujours des penseurs, des scientifiques et des artistes de renom, mais ils gardent généralement l’anonymat.

Plus d’information sur http://www.rose-croix.org